Codalia : comment j'ai construit l'assistant qui comprend votre projet informatique
Sur mon site, la page « Mon projet » n'est plus un formulaire : c'est une conversation avec Codalia, un assistant IA. Voici pourquoi je l'ai construit ainsi, comment il fonctionne, et surtout les erreurs qu'il a fallu corriger avant de le mettre en ligne.
Pourquoi un assistant plutôt qu'un simulateur ?
Avant, la page « Mon projet » était un questionnaire en plusieurs étapes. On répondait à des questions avec des choix prédéfinis, et à la fin du parcours, un entonnoir nous amenait vers l'une des solutions de Codapia.

C'était clair sur le papier, mais trop restrictif. Que faire si le secteur de l'entreprise n'est pas dans la liste ? Si l'on ne sait pas encore quel logiciel choisir ? Si le besoin tient en une phrase maladroite plutôt qu'en une case à cocher ? J'ai passé des années à écouter des dirigeants exposer leur besoin, leur frein et leur attente, et je sais qu'ils ne le font presque jamais dans l'ordre d'un formulaire.
Ce que Codalia fait
Codalia fait ce qu'un formulaire ne sait pas faire :
- il pose des questions sur le métier du visiteur, avec ses mots ;
- il rapproche sa situation d'un cas concret déjà documenté : atelier de production, qualité, traçabilité agroalimentaire, saisie de commandes, viticulture, comptabilité, interventions terrain ;
- il aide à se projeter : ce qui serait livré, et comment l'outil fonctionnerait au quotidien.
C'est la démarche que j'avais comme cheffe de projet, et le premier C de ma méthode des 3C, la Conscience : comprendre le besoin avant de parler de solution.

Comment je l'ai construit
Codalia ne « sait » pas tout seul ce que propose Codapia. Il s'appuie sur ce que je lui ai donné, en trois étapes.
- Une base de connaissances.
J'ai rédigé moi-même des fiches « besoin → solution », avec les questions à poser et les critères qui permettent de reconnaître chaque cas. Ces fiches sont issues de mon expérience pour être le plus proche possible de la réalité terrain des PME. - Des consignes.
Écouter, reformuler, ne jamais promettre. Selon la situation, il oriente vers l'intégration d'un logiciel du marché ou vers un outil sur mesure. Si aucun cas ne correspond, il renvoie simplement vers l'une des pages de solutions que je propose (Outils métiers, Diagnostic, ou Pilotage) - Des garde-fous.
- Une fourchette indicative n'est donnée que dans des conditions très précises.
- Les montants et les logiciels cités ne viennent jamais du modèle d'IA, mais de la base documentaire que j'ai préparée pour lui.
- Aucune information sensible n'est demandée, et un message de ce type n'est pas conservé et envoyé au modèle IA.
- La durée et le nombre de messages d'une conversation sont limités, pour éviter les abus.
Côté modèle, j'ai choisi Mistral AI, une entreprise française, avec un hébergement dans l'Union européenne.
Enfin, la mise en ligne s'est faite prudemment : je peux couper l'assistant à tout moment, et je suis les conversations pour piloter le service au réel.
Les erreurs rencontrées, et ce que j'ai corrigé
Codalia a été testé en préproduction avant sa mise en ligne. Chaque série de tests a donné lieu à un correctif.
Ce qui s'est passé
- Il choisissait un cas trop vite : un seul mot du visiteur pouvait suffire à l'orienter vers un cas type.
- Il laissait voir ses coulisses : des phrases comme « je vais vérifier » ou « je reviens vers vous » (alors que personne ne revient), ou le nom interne d'un cas.
- Il tournait en rond sur un besoin non documenté, en répétant le même message.
- Il inventait des logiciels : pour un besoin hors catalogue, il a cité des noms qui n'existaient pas.
- Il était trop commercial : il demandait l'échéance du projet, qui décide du budget, et calculait un gain en heures.
- Il demandait les coordonnées une par une, ce qui était pénible.
Ce que j'ai changé
- Le parcours est beaucoup plus précis, et il abandonne une piste si les réponses suivantes la contredisent.
- Ces formules sont filtrées avant l'affichage, et la réponse est reformulée.
- Il pose au plus deux questions de contexte, puis oriente vers la bonne page et propose d'échanger avec moi.
- Il ne cite plus que les exemples validés dans chaque cas type.
- Tout cela a été retiré. L'assistant écoute et oriente, il ne qualifie pas un prospect comme un vendeur.
- Il les demande maintenant en un seul message, puis seulement ce qui manque.
Mon préféré reste le bug le plus visible. Au moment d'enregistrer un contact, l'assistant a affiché pour toute réponse un seul mot : « Merck ». Le site montrait une réponse intermédiaire de l'IA au lieu d'attendre sa réponse finale. Rien de grave, mais impossible de passer à côté en test.
Le message de fond : une IA se règle par l'usage réel, comme n'importe quel outil métier. C'est la même démarche de test et d'ajustement que ma méthode des 3C m'amène à appliquer aux outils que je livre.
Et vos données ?
C'est la première question qu'un dirigeant devrait se poser, et voici ma réponse :
- Les échanges sont traités par Mistral AI, dans l'Union européenne.
- Les conversations sont relues par moi seule, pour améliorer le service et prévenir les abus.
- Une conversation qui n'aboutit pas à une demande de contact est supprimée au bout de 12 mois.
- Si vous demandez à être recontacté, la conversation et vos coordonnées sont conservées 5 ans.
- Vos coordonnées ne sont utilisées que si vous avez coché la case de consentement, qui n'est jamais pré-cochée.
Et, comme le veut la transparence, Codalia se présente dès le début comme un assistant IA.
Et ensuite ?
Codalia ne vend rien et ne prend pas de rendez-vous lui-même. Il propose une piste : une page d'offre, et parfois une fourchette indicative. Si vous avez coché la case de consentement, il recueille vos coordonnées et je vous recontacte. Un bouton « Prendre rendez-vous » reste toujours visible sous l'assistant, si vous préférez échanger directement.
Si vous avez un projet informatique et que vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez l'essayer sur codapia.fr/mon-projet. Et si une réponse vous semble fausse ou maladroite, dites-le-moi : c'est comme cela que Codalia progresse.
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